Présidentielle du 18 octobre : La Société civile ouest-africaine à la CENI

actualites

Ce mercredi 30 septembre, une délégation de Africajom center, une plate–forme de la Société civile ouest-africaine, a été reçu par le président de la CENI, Kabinet Cissé, entouré des commissaires au siège de l’institution sis au quartier Cameroun, commune de Dixinn.

Conduite par le fondateur de l’Africajom center, Alioune Tine, ladite délégation est composée entre autres de : Mme Fatoumata Jalloh Tambajang, ancienne vice-présidente de la Gambie, de Mme Diamila Ferdjani du Niger.

Au cours de cette rencontre d’échange, plusieurs sujets liés à la préparation de la  présidentielle du 18 octobre 2020 ont été abordés dans une atmosphère décontracté et conviviale. Il s’agit de la loi électorale guinéenne sur la base de laquelle toutes les élections sont organisées dans notre pays ; de l’audit du fichier électoral en 2018 ; de l’assainissement du fichier électoral en 2020 ; de la distribution des cartes d’électeurs en cours dans tout le pays actuellement ; de la révision des listes électorales ainsi que des difficultés auxquelles la CENI est confrontée.

Après les souhaits de bienvenue, le président de la CENI, Kabinet Cissé, s’est dit honoré de recevoir cette délégation. Pour lui, l’expérience de ces personnalités de la société civile ouest-africaine permettra à son institution d’améliorer le processus pour atteindre son objectif. Celui d’organiser une élection crédible, inclusif, transparente et dont les résultats seront acceptés par tous. M. Cissé affirme que sur le plan technique, la CENI déroulement correctement le chronogramme de la présidentielle du 18 octobre.

Le chef de la délégation, Alioune Tine, s’est réjoui de la qualité de l’accueil et a rassuré de la disponibilité de son organisation à accompagner la CENI pour la réussite du processus. « Nous sommes venus ici en mission d’information avec tous les acteurs du processus électoral. Mais aussi écouter également les responsables des institutions chargées d’organiser les élections. Notamment la CENI, la Cour constitutionnelle, mais aussi les partis politiques et le gouvernement », a indiqué M. Tine avant de poursuivre : « Aujourd’hui, nous avons écouté la CENI sur la manière par laquelle elle entend relever les défis de cette élection qui a des enjeux extraordinaire pas seulement pour la Guinée, mais pour tout le reste de l’Afrique ». Selon lui, il faut que l’élection présidentielle se déroule de manière exemplaire et qu’on est une capacité de résilience locale, autonome et nationale. M. Alioune Tine souhaite que la parole qui sort des institutions soit une parole crédible et légitime. Il estime que chaque acteur : politique, société civile, gouvernement, assume pleinement sa responsabilité pour que nous puissions avoir des élections transparentes, exemplaires. L’idée étant de faire en sorte qu’au lendemain du scrutin, celui qui perd puisse avoir le courage de dire vraiment qu’il a perdu l’élection et qu’il félicite le vainqueur. « Concernant la CENI et suivant ce que nous avons écouté par rapport à ce que la loi confère à cette institution nous rassure. Mais il y a des aspects qui ne sont sous contrôle et la responsabilité de la CENI et cela est clair. Cela dit, il faut continuer les débats, de mon point de vue, sur tous les aspects du processus qui posent problème afin de pouvoir faire des rectifications dans la mesure du possible. Et c’est pour la paix, c’est pour la stabilité dans toute la sous-région », a conclu le fondateur de l’Africajom Center, Alioune Tine.

Alhassane Barry

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *