Comité inter-parties : Le traitement des données est très avancé au site central

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Ce vendredi 28 août, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a tenu son deuxième Comité inter-parties (CIP) dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du traitement des données au niveau du site central après la révision exceptionnelle des listes électorales ; les résultats de la mise en place des démembrements et des CAERLE ; le manuel de transparence des opérations électorales ; le guide du candidat à l’élection présidentielle.

Dans son discours de bienvenue, le vice-président de la CENI et président du CIP, Bakary Mansaré a remercié les partenaires, en particulier le NDI qui fait de la grande place dans le cadre de la collaboration avec la CENI et de son implication davantage pour créer un environnement électoral apaisé qui soit propice à la conduite sereine des élections en Guinée. « Je voudrais remercier en particulier NDI et USAID pour leur contribution à l’organisation inlassable des différentes rencontres de CIP pour discuter avec les acteurs sur les dispositions pertinentes qui tournent autour des activités prévues dans notre programme à la CENI. », a-t-il déclaré avant d’exprimer sa détermination dans la mise en œuvre des efforts pour finaliser la mise en œuvre des recommandations de la mission de la CEDEAO et de l’OIF. « La CENI s’engage à poursuivre les efforts dans le cadre de la prise en compte des nouveaux majeurs depuis la fin des enrôlements de 2019, la radiation des électeurs décédés, l’extirpation du fichier électoral pour tous les cas d’éventuel mineurs. Un comité de pilotage pour travailler avec l’opérateur technique sur les difficultés qu’on pourrait rencontrer sur le terrain afin de trouver les solutions adéquates. Améliorer son logiciel d’enrôlement et de détection des mineurs sur le terrain pour qualifier davantage la participation des électeurs pour le succès du vote », a indiqué le vice-président de la CENI.

Le manuel de transparence des opérations électorales

Le Co-directeur du département Démembrements, Boubacar Biro Barry, a présenté le manuel de transparence des opérations électorales que la CENI a élaboré. Ce manuel est un guide de conduite des opérations électorales pour aider chaque acteur du processus à éliminer les pratiques qui amènent des discrédits au vote, parce que ce sont des pratiques parfois qui ne sont fondées ou non comprises par des acteurs. « Il s’agit d’un outil qui fait prendre à tous les acteurs du processus électoral une conscience collective et de responsabilité particulière dans la lutte pour l’élimination des pratiques qui entachent la crédibilité des élections », a insisté M. Barry.

Sur les résultats de la mise en place des démembrements et des CAERLE, Mme Marie Hélène Sylla, Co-directrice du département Démembrements, est revenue sur l’installation des démembrements et des CAERLE qui s’est déroulée du 12 au 31 juillet dernier. Les membres des démembrements, rappelle-t-elle, ont été reconduits par une décision du président de la CENI, après l’aval de la Cour Constitutionnelle. Il y a 38 CECI pour 804 membres, 33 CEPI pour 339 membres et 307 CESPI pour 3 773 membres et 79 assistants techniques au niveau des 33 CEPI. La CENI a installé 4 914 membres dont 4 536 hommes et 378 femmes. Ils ont été formés et ont prêté serment. Pour la révision exceptionnelle des listes électorales, la CENI a installé 2 000 Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) pour 10 000 membres dont 9 394 hommes et 606 femmes. Le total des anciens membres qui ont été reconduits était de 8 865 et le total de nouveaux membres était de 984. Le nombre de membres formés était de 6 108.

Le guide du candidat à l’élection présidentielle 2020

Le Directeur du département Juridique et accréditation, Dr Alhassane Makanéra, a présenté le guide que son département a élaboré pour aider les futurs candidats à l’élection présidentielle. Pour lui, l’élection, c’est la loi. « Comme l’élection, c’est la loi, ce guide nous permet d’expliquer de manière simple les procédures qui réglementent la candidature pour spécifiquement l’élection présidentielle 2020. Il tente de donner certaines réponses aux questions que se posent les candidats », a rappelé Dr. Makanéra. Le guide répond à des questions comme : Qui candidate ? Où candidater ? Comment candidater ? Quel délai pour le dépôt de candidature ? Que fait le postulant ? Quelle obligation pour le candidat ? Comment revendiquez si on est d’accord avec les résultats provisoires ?

Les travaux au site central de la CENI

Sur l’état d’avancement du traitement des données au niveau du site central après la révision exceptionnelle des listes électorales, la Directrice du département Fichier électoral, Djenabou Touré, a précisé que pour le moment qu’elle ne peut donner de statistiques et a promis un autre rendez-vous qu’elle a nommé « rendez-vous des statistiques finales ». Elle a rappelé que la CENI a reçu une mission d’assistance technique et d’audit de la CEDEAO, donc elle ne peut pas s’aventurier sur les statistiques sans que cette mission ne finisse de faire les vérifications et les validations au niveau de la base des données. Parce que les statistiques finales seront suivies de la génération et l’impression des cartes d’électeur, des listes électorales définitives et des listes d’émargement.

Mme Djenabou Touré a annoncé qu’il y a eu des « améliorations » de la « solution DIAMA » ou le logiciel d’enrôlement des électeurs que la CENI avait conçu à travers son opérateur international Innovatrics en 2019 pour l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. C’est après les défaillances qui ont été détectées lors de l’enrôlement de 2019 que la CENI a demandé à Innovatrics de l’améliorer, d’où la version deux de cette solution DIAMA. Cette version deux de DIAMA a été installé sur les machines avant la révision de 2020. Parmi ces « améliorations », il y a l’ABIS ou la solution de dédoublonnage faciale avec plus de précisions ; la mise en place du module de transfert des électeurs sur deux formats : le transfert personnel et le transfert groupé ; le module d’affectation des électeurs. « Ensuite, le problème s’était sur la normalisation. C’est vraiment un schéma que nous avons mis en place avec les experts de la Francophonie à la fin. On avait fait un agenda de travail qui devrait commencer cette normalisation des entités administratives. Cela ne dépend pas de nous, mais du ministère de l’Administration du territoire. Nous avons été cette fois-ci en partenariat avec le ministère de l’Administration du territoire qui a envoyé des missions sur le terrain pour essayer de clarifier l’ensemble des statuts des districts, des secteurs qui ont changé de statut et qui sont devenus des districts et les liens entre les districts et leurs secteurs. Ce travail a été fait, le ministère l’a remonté et remis officiellement à la CENI. Ce qui nous permet aujourd’hui de normaliser notre base de données en termes d’entité administration, donc le découpage administratif », a expliqué la Directrice du Fichier électoral.

A ce jour, Mme Djenabou Touré informe que le dédoublonnage des nouvelles inscriptions ou les nouvelles données de l’enrôlement de 2020 est exécutée à 100%. Le dédoublonnage facial de la base existante, c’est-à-dire des 5 millions et quelques électeurs qui étaient-là anciennement, c’est une demande de la CENI parce qu’elle fait partie de l’assainissement du fichier. Il fallait les repasser pour voir s’il n’y avait pas encore des doublons existants. Cela est exécuté à 100%. Le transfert des électeurs est à 90%. La radiation des électeurs décédés est à 85%. La détection des présumés mineurs dans la base de données est à 80%. « C’est que le module est passé déjà. On a eu déjà une réunion, nous avons validé le seuil que nous souhaitons appliqué. Donc, cela va être fait après que les experts de la CEDEAO aient vérifié le module et le travail en question. C’est pour cela qu’on attend, les 20% viendront », a souligné madame fichier. Même que la normalisation des entités administratives ou du découpage administratif est à 90% d’exécution. L’affectation des électeurs aux bureaux de vote et réajustement, les transferts des électeurs sont des affectations directes sont à 60%. Enfin, pour la génération et l’impression des cartes d’électeurs, c’est 0% parce qu’il faut attendre la fin de toutes les opérations et le contrôle des experts de la CEDEAO. La génération et l’impression des listes électorales définitives et les listes d’émargement sont à 0% aussi. « Voilà où nous sommes exactement et très prochainement nous attendons, sans pression sur nos experts et partenaires, pour venir vous présentez les statistiques finales pour l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 », a conclu la directrice du département Fichier, Djenabou Touré.

Il faut rappeler que ce CIP a connu la participation de plusieurs partis politiques, des organisations de la société civile, des diplomates, des partenaires techniques et financiers ainsi que des institutions républicaines.

Souana Doré

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