Présidentielle 2020 : La CENI présente le chronogramme aux acteurs

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Ce vendredi 3 juillet, dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle 2020, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a tenu sa première réunion du Comité Inter-Parties (CIP). Au menu : présentation des dispositions relatives à la mise en place des démembrements, la révision exceptionnelle des listes électorales complémentaires et le chronogramme de la présidentielle 2020.

Cette première réunion s’est tenue en deux étapes pour raison  de la pandémie du COVID-19. Ont participé à cette réunion : des partis politiques de la mouvance (Rpg-arc-en-ciel, Upr, etc..), des partis politiques de l’opposition plurielle (UPG, PDPD, PUP, etc..), des organisations de la société civile (COJEPAID, CNOSCG, CNOSCG-DD, Jeunesse-CEDEAO, etc…), des représentants des ambassades de la Russie, des États-Unis d’Amérique et du Sénégal, des représentants d’institutions internationales (USAID, NDI, PNUD).

Le Directeur Général du National Democratic Institute (NDI), Paul Amegakpo, a indiqué que c’est un plaisir pour son institution de travailler avec la CENI. Qu’ils ont accepté de soutenir l’initiative de la CENI dans la mesure où les enjeux pour les prochaines élections sont de tailles. « Il est important de s’assurer que les conditions d’une élection libre, inclusive, transparente et apaisée sont réunies. C’est le souci majeur de la CENI qui est le réceptacle de toutes les expressions légitimes de bonne organisation d’une élection. C’est dans cette logique que le NDI n’a ménagé aucun effort pour réunir les conditions idoines et aussi exceptionnelles pour rendre possible cette session. Nous sommes fondés d’espoir que les échanges qui se dérouleront durant cette journée en deux étrapes serviront à baliser la voie pour des actions concertées, responsables dans le cadre d’un dialogue constructif autour de la gestion de l’ensemble des tâches et des activités qui entrent dans le cadre de l’organisation de cette importante élection », a conclu le Directeur Général, Paul Amegakpo.

Dans son discours d’ouverture, le président du CIP, Bakary Mansaré, vice-président de la CENI, a remercié le NDI pour son assistance constante à la CENI pour la promotion des valeurs de concertation, de transparence, l’obligation de rendre compte. Il a rappelé que la prochaine élection présidentielle va dérouler dans un contexte de crise sanitaire due à  la pandémie du COVID-19. Le président du CIP a invité tous les acteurs impliqués dans le processus électoral à jouer leur partition dans l’organisation d’une élection apaisée, inclusive et transparente dans une dynamique de concertation permanente. « La CENI, après l’élection de son nouveau président, s’est attelée à identifier les éléments majeurs qui concourent à l’élaboration d’un chronogramme. Il s’agit d’un rapport de capitalisation et d’évaluation des élections législatives et du référendum du 22 mars  2020, des plans opérationnels axés sur les acquis, les faiblesses et les perspectives tirés du rapport d’évaluation, du cadre légal, son évolution depuis le 14 avril 2020. La CENI vous invite à un débat fructueux, sans un faux-fuyant, dans un respect mutuel. C’est uniquement à travers ce débat que les suspicions seront dissipées et que les méfiances seront converties ou transformées en confiance. Nous attendons donc vos observations, vos propositions afin que la CENI, à travers son cadre juridico-administratif qui l’encadre, ce filtre, puisse prendre ces propositions pour pouvoir avancer », a-t-il. Enfin, le vice-président de la CENI, Bakary Mansaré, a réaffirmé l’engagement du président de la CENI à rester à l’écoute des acteurs. « Le processus électoral ne peut souffrir d’improvisation avec les acteurs électoraux. C’est pour cela que nous venons trouver avec vous un consensus basé sur la légalité pour nous permettre de nous assurer qu’avec les acteurs électoraux nous voyons tous dans la même direction », a-t-il conclu.

Le chronogramme électoral

Le Directeur du département Opérations et Planification, Dr Sory Sidibé, a présenté le chronogramme de l’élection présidentielle 2020. Selon la Constitution, dit-il, l’élection présidentielle est libre d’être effectuée ou réalisée à 90 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice ou 60 jours au moins. « Compte tenu temps que nous avons à dépenser, nous ne pouvons pas prendre les 90 jours avant la fin de son mandat. Nous sommes allés jusqu’à 60 jours au moins et cela nous amène au 22 octobre 2020. Ce 22 octobre n’est pas un jour férié. L’habitude en Guinée, c’est d’organiser les élections les dimanches. Le dernier dimanche du temps du mandat tombe sur le 18 octobre. C’est dans ce cadre que la CENI s’est engagée à élaborer ce chronogramme pour respecter la loi guinéenne ». Le chronogramme est composé de principales familles d’activités, le détail est dans les plans opérationnels des sept départements de la CENI. « Le chronogramme est articulé autour de dix familles d’activités, autrement appelées opérations. Ces dix familles sont subdivisées en 33 sous-familles d’activités et ces 33 sous-familles sont exécutées suivant l’ordre de 105 principales activités. Ces activités sont réalisées de manières superposées ou juxtaposées selon la planification qui leur aient imposé jusqu’au jour du scrutin ». Les dix activités du chronogramme sont : la remobilisation et formation des membres des démembrements, l’assainissement du fichier électoral, l’opération de mise à jour du fichier électoral, la mise à jour des listes électorales, la consolidation et le traitement des données, la gestion des candidatures et la campagne électorale, la distribution des cartes d’électeur, la formation des agents électoraux, l’information et sensibilisation sur le scrutin, la gestion du scrutin. Toutes ces activités sont adossées sur les délais légaux prévus par les lois. Le chronogramme s’étend du 24 juin au 17 décembre 2020. Avec à la clef, les dates du 18 octobre  et du 24 novembre proposées pour le premier tour et le second tour de la présidentielle.

La reconduction des membres des démembrements

Le Directeur du département Démembrements, Boubacar Biro Barry, a rappelé les raisons qui ont prévalu à la reconduction des membres des démembrements. Il s’agit : la situation actuelle due à la pandémie du COVID-19 ; le coût financier de l’installation des démembrements. « Le coût financier de leur prise en charge est très minime par rapport au renouvellement total des membres. Si nous reconduisons les membres des démembrements, nous n’avons que 155 nouveaux membres à installer et à faire prêter serment » ; le respect du calendrier électoral ; la consultation de la Cour Constitutionnelle qui a donné son aval pour la reconduction.

Toutefois, il y aura des remplacements pour des motifs dont entre autres : démission, décès, indisponibilité, mutation.

La région de Kindia : sur les 699 membres installés, il n’y a que 663 disponibles aujourd’hui, donc il y a 37 membres à remplacer ;

La région de Mamou : tous les membres installés sont disponibles aujourd’hui ;

La région de Boké : sur les 461 membres installés, il n’y a que 451 disponibles aujourd’hui, donc il y a 10 membres à remplacer.

La région de Kankan : sur les 1 075 membres installés, il n’y a que 1 049 disponibles aujourd’hui, donc il y a 26 membres à remplacer.

La région de Labé : sur les 564 membres installés, il n’y a que 518 disponibles aujourd’hui, donc il y a 46 membres à remplacer.

La région de Faranah : sur les 577 membres installés, il n’y a que 574 disponibles aujourd’hui, donc il y a 3 membres à remplacer.

La région de N’Zérékoré : sur les 997 membres installés, il n’y a que 970 disponibles aujourd’hui, donc il y a 27 membres à remplacer.

La zone spéciale de Conakry (cinq communes) : sur les 141 membres installés, il n’y a que 131 disponibles, donc il y a 10 membres à remplacer.

Sur le plan national, la CENI avait installé 4 916 membres des démembrements. Aujourd’hui, le total disponible est 4 758 et le total de membres des démembrements non installés est 4, le total de membres à remplacer est 155. Au cours de l’année, on a enregistré 21 cas de décès, 37 mutations, 66 démissions et 31 cas d’indisponibilité due à la maladie.

La révision exceptionnelle des listes électorales

La Directrice du département Fichier électoral, Djenab Touré, a présenté les différentes étapes de la révision exceptionnelle des listes électorales. Elle a indiqué que la CENI va déployer 2 000 Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) sur toute l’étendue du territoire national. Il y aura cinq membres par commission, soit 10 000 membres. Un opérateur de saisie par kit, soit 2 000 opérateurs de saisie ou OPK, 345 superviseurs communaux, 38 coordinateurs préfectoraux et  8 coordinateurs régionaux. Mme Touré a rappelé les objectifs de cette révision exceptionnelle qui sont : l’enrôlement des électeurs qui avaient été mis de côté lors des élections législatives et du référendum, précisément les électeurs qui n’étaient pas venus devant les kits pendant la révision de 2019 conformément à la R1 du rapport d’audit de 2018. Il s’agit des 2 438 992 électeurs qui ont été mis de côté, il faut respecter leur droit en leur donnant la chance de venir s’enrôler ; les électeurs qui ont 18 ans révolus. « Au cours de cette révision, nous n’allons pas nous arrêter à inscrire les gens, il y a un volet assainissement du fichier existant dans le strict respect de la loi et des règlements en vigueur. Nous allons non seulement procéder à dédoubler notre base existante, nous allons aussi continuer à faire les recherches des mineurs potentiels qui vont certainement se faire enrôler. Nous allons essayer à la fin de l’enrôlement à une deuxième déduplication de la base de données », a insisté la Directrice du Fichier électoral. Les opérations proprement dites concernent le pré-affichage des listes électorales existantes durant 15 jours. Donc les 5 176 000 électeurs qui se trouvent dans l’ancienne base de données auront leurs listes affichées pour leur dire qu’ils sont là, ils n’ont pas besoin de revenir vous enrôlez de nouveau ; la radiation des électeurs décédés ; l’actualisation du découpage électoral ; le transfert des électeurs ; l’affectation des électeurs dans les bureaux de vote ; la production des listes électorales ; les listes d’émargement ; la production des cartes d’électeurs et les listes de retrait, l’impression et la distribution des cartes d’électeurs sont entre autres les principales activités qui seront déroulées durant cette révision exceptionnelle qui va durer 15 jours. Enfin, Mme Djenab Touré a rappelé la composition des CAERLE, le rôle de chaque membre des CAERLE.

Souana Doré

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