Comité inter-parties : L’assainissement du fichier électoral tend vers la fin

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Ce samedi 28 décembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en collaboration avec le National démocratic Institute (NDI) a tenu son cinquième Comité inter-parties (CIP). Il a connu la participation des représentants des partis politiques de la mouvance et de l’opposition, ceux de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Le représentant du national democratic institute (NDI), Paul Amegakpo, encourage la CENI à purifier d’avantage le fichier. Sans oublier d’interpeller les uns et les autres à œuvrer pour la tenue d’élections inclusives et crédibles. Car, selon lui, plus les élections approches, plus les tensions sont élevées.

Dans son discours d’ouverture, le vice-président de la CENI, Bakary Mansaré, président du CIP, a remercié le NDI pour son appui et les participants pour leur engagement à contribuer à la réussite du processus électoral. Il a rappelé les sujets à l’ordre du jour, notamment l’état des lieux de la consolidation des données de la révision des listes électorales, la mission d’affichage et de correction des listes provisoires, l’actualisation des bureaux de vote. M. Mansaré a félicité l’ensemble des acteurs pour leur implication durant les opérations de révision des listes parce qu’elle a été une grande victoire en dépit des difficultés rencontrées.

Sur la consolidation des données, Mme Djenab Touré, directrice du département Fichier électoral, a souligné soutient que la remontée des données est terminées à l’exception des données de 21 kits enregistrés durant les six derniers jours dans la commune de Ratoma ainsi que celles de trois ambassades à l’étranger.

Alors que l’affichage correction était prévu à partir du 28 décembre, la patronne du fichier électoral justifie ce léger retard en ces termes : « Nous avons souhaité ce report de quelques jours pour permettre à la CENI de faire l’épuration du fichier électoral. Nous avons acquis un outil qui a été validé après l’enrôlement sur le terrain. Cet outil est un logiciel de détection des présumés mineurs. Présumés parce que dans la base de données tous les documents fournis pour l’enrôlement les intéressés ont 18 ans ou plus. L’outil permet l’analyse faciale des électeurs et nous identifie les présumés mineurs selon les tranches d’âges de 6 à 12 ans, de 12 à 16 ans. Ce travail nous permettra d’invalider tous ceux qui sont mineurs selon le visage. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de repousser la date d’affichage. Mais ce petit retard n’aura pas d’impact sur la date du 16 février. Puisque dans le chronogramme nous avons 52 jours pour la mise en place et la formation des membres des commissions de distribution des cartes d’électeurs. De façon opérationnelle nous allons rattraper ce léger retard. Il était important que nous fassions ce travail pour que les acteurs politiques engagés dans ce processus partent sur la base d’un fichier fiable et crédible ».

Les participants ont, de leur côté, posé des questions et apporté des contributions durant la rencontre.

Alhassane Barry

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