Comité inter-parties (CIP): La CENI déploiera 3 655 CAERLE pour la révision des listes électorales

actualites

Ce 19 septembre, dans un réceptif hôtelier de Conakry, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a tenu sa troisième réunion du Comité inter-parties (CIP) avec tous les acteurs du processus électoral.

           

Les échanges ont porté sur les résultats d’installation des membres des Démembrements de la CENI ; la procédure de mise en place des Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) et l’identification et la correction des anomalies constatées sur des informations relatives aux électeurs dans la base des données du fichier électoral. (Recommandation numéro 1 de l’audit du fichier).

Après le discours de bienvenue du président de séance et vice-président de la CENI, Bakary Mansaré, les trois sujets à l’ordre du jour ont été détaillés aux participants.

Au titre du premier sujet, M. Boubacar Biro Barry, Directeur adjoint du département Démembrements, a présenté les résultats de l’installation des membres des démembrements. Voici les statistiques de l’installation : Région administrative de Kindia : 699 membres installés dont 679 hommes et 20 femmes. Sur les 699 membres installés 230 ont été formés. Donc, il reste 469 membres à former.

Région administration de Boké : 461 membres installés dont 413 hommes et 48 femmes. Nombre formé : 185 et reste à former 276 membres.

Région administration de Labé : 564 membres installés dont 517 hommes et 47 femmes. Nombre de membres formés est de 270 et il reste à former 294 membres.

Région administrative de Mamou : 402 membres installés dont 360 hommes et 42 femmes. Nombre de membres formés est de 180 et il reste à former 222.

Région administrative de Faranah : 577 membres installés dont 542 hommes et 35 femmes. Nombre de membres formés est de 210 et il reste à former 367.

Région administrative de Kankan : 1075 membres installés dont 1012 hommes et 63 femmes. Nombre de membres formés est de 290 et il reste à former 785.

Région administrative de N’Zérékoré : 997 membres installés dont 934 hommes et 63 femmes. Nombre de membres formés est de 330 et il reste à former 667.

Région spéciale de Conakry : 144 membres prévus dont 140 ont été installés. Nombre de membres formés est de 140 et il reste à former 4. Tous les membres des CECI de Conakry ont été formés à l’exception de Ratoma et Dixinn où il manque deux membres de chaque commune. Ce sont les représentants de la société civile qui n’ont pas été installés pour le moment.

Les démembrements sont appuyés par 81 assistants techniques qui ont été formés en même temps que les membres des démembrements.

Au niveau national, nous avons un total général de 4 995 membres dont 4 664 hommes et 331 femmes. Sur les 4 995 membres installés 1 908 ont été formés. Il reste 3 087 membres à former. Aujourd’hui, nous avons 33 CEPI (Commission électorale préfectorale indépendante) qui ont 339 membres installés dont 339 formés ; 38 CECI (Commission électorale communale indépendante) qui ont 800 membres installés, il reste 4 membres à installer,  262 formés et reste 542 à former; 307 CESPI (Commission électorale sous-préfectorale indépendante) qui ont 3 773 membres dont 1 228 formés et 2 545 membres reste à former.

Au niveau international, il y aura des CEAMI (Commission électorale d’ambassade indépendante). La CENI prévoit 25 pays dans lesquels elle va installer ses démembrements. « Dans notre prévision, le nombre de membres à installer est de 150 personnes. Pour le moment, il a zéro installé et zéro formé. Donc, il reste toujours 150 membres à installer et à former. Ces démembrements seront installés et formés avant le démarrage des opérations de révision des listes électorales ». La CENI aura au total 403 démembrements pour 5 066 membres. A la date d’aujourd’hui, la CENI a au niveau national 4 912 membres installés dont 1 829 formés. Il reste à former 3 237 membres soient les quatre membres des CECI de Dixinn, de Ratoma et les 150 membres prévus pour les CEAMI non installés plus les 3 083 membres installés.

Sur la mise en place des CAERLE (Commissions administratives d’établissements et de révision des listes électorales), Dr. Sory Sidibé, Directeur du département Planification et Opérations, a rappelé l’article 16 du Code électoral révisé qui stipule : « Les listes électorales des communes sont dressées par une ou plusieurs Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales dont les membres sont nommés par le Président de la CENI, sur proposition conjointe des démembrements de la CENI et des autorités administratives déconcentrées et/ou décentralisées concernées. Cette commission est composée : d’un membre du démembrement de la CENI concerné, faisant office de président ; d’un représentant par circonscription administrative désigné par l’autorité administrative compétente (Préfets et Sous-préfets) ; d’un représentant de la Commune désigné par le maire ; de deux assesseurs représentant les partis politiques engagés dans les élections. Chaque parti politique engagé dans les élections peut, en outre, désigner à ses frais un observateur. Les partis politiques concernés peuvent communiquer la liste de leurs représentants jusqu’à la veille de la date fixée pour le début de la révision. Les opérations se déroulent sous la supervision du délégué de la CENI. Les Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales doivent associer à leur travail les chefs de quartier et de district ou leurs représentants ».

Région spéciale de Conakry : Kaloum avait 36 CARLE en 2015, maintenant c’est 59 CAERLE avec 118 opérateurs de saisie, 7 superviseurs. Dixinn avait 61 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 99 CAERLE pour 198 opérateurs de saisie, 12 superviseurs. Matam avait 65 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 106 CAERLE pour 212 opérateurs de saisie, 13 superviseurs. Matoto avait 144 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 237 CAERLE pour 474 opérateurs de saisie, 28 superviseurs. Ratoma avait 131 CARLE, aujourd’hui c’est 217 CAERLE pour 434 opérateurs de saisie et 26 superviseurs.

Région de Boké : Boké avait 78 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est passé à 130 CAERLE pour 260 opérateurs de saisie et 13 superviseurs ; Boffa avait 36 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 61 CAERLE avec 122 opérateurs de saisie et 6 superviseurs ; Fria avait 26 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 43 CAERLE avec 86 opérateurs de saisie et 5 superviseurs ; Gaoual avait 34 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 57 CAERLE avec 114 opérateurs de saisie et 8 superviseurs ; Koundara avait 28 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 46 CAERLE avec 92 opérateurs de saisie et 7 superviseurs.

Région de Faranah : Faranah avait 60 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 98 CAERLE avec 196 opérateurs de saisie et 14 superviseurs ; Dabola avait 36 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 59 CAERLE avec 118 opérateurs de saisie et 8 superviseurs ; Dinguiraye avait 32 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 53 CAERLE avec 106 opérateurs de saisie et 6 superviseurs ; Kissidougou avait 60 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 99 CAERLE avec 198 opérateurs de saisie et 12 superviseurs.

Région de Kankan : Kankan avait 89 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 148 CAERLE avec 296 opérateurs de saisie et 19 superviseurs ; Kérouané avait 57 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 94 CAERLE avec 188 opérateurs de saisie et 12 superviseurs ; Kouroussa avait 52 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 86 CAERLE avec 172 opérateurs de saisie et 11 superviseurs ; Mandiana avait 58 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 97 CAERLE avec 194 opérateurs de saisie et 12 superviseurs ; Siguiri avait 87 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 145 CAERLE avec 290 opérateurs de saisie et 18 superviseurs.

Région de Kindia : Kindia avait 84 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 144 CAERLE avec 288 opérateurs de saisie et 18 superviseurs ; Coyah avait 41 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 69 CAERLE avec 138 opérateurs de saisie et 8 superviseurs ; Dubréka avait 44 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 74 CAERLE avec 148 opérateurs de saisie et 9 superviseurs ; Forécariah avait 61 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 102 CAERLE avec 204 opérateurs de saisie et 13 superviseurs ; Télimélé avait 60 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 99 CAERLE avec 198 opérateurs de saisie et 12 superviseurs.

Région de Labé : Labé avait 71 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 122 CAERLE avec 244 opérateurs de saisie et 14 superviseurs ; Koubia avait 25 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 42 CAERLE avec 84 opérateurs de saisie et 4 superviseurs ; Lélouma avait 39 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 65 CAERLE avec 130 opérateurs de saisie et 8 superviseurs ; Mali avait 52 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 86 CAERLE avec 172 opérateurs de saisie et 10 superviseurs ; Tougué avait 33 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 54 CAERLE avec 108 opérateurs de saisie et 6 superviseurs.

Région de Mamou : Mamou avait 59 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 96 CAERLE avec 192 opérateurs de saisie et 11 superviseurs ; Dalaba avait 37 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 61 CAERLE avec 122 opérateurs de saisie et 7 superviseurs ; Pita avait 60 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 100 CAERLE avec 200 opérateurs de saisie et 10 superviseurs.

Région de N’Zérékoré : N’Zérékoré avait 93 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 155 CAERLE avec 310 opérateurs de saisie et 18 superviseurs ; Beyla avait 68 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 111 CAERLE avec 222 opérateurs de saisie et 15 superviseurs ; Guékécdou avait 76 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 126 CAERLE avec 252 opérateurs de saisie et 14 superviseurs ; Lola avait 33 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 54 CAERLE avec 108 opérateurs de saisie et 6 superviseurs ; Macenta avait 69 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 114 CAERLE avec 228 opérateurs de saisie et 13 superviseurs ; Yomou avait 28 CARLE en 2015, aujourd’hui c’est 47 CAERLE avec 94 opérateurs de saisie et 5 superviseurs.

« Le nombre d’opérateurs de saisie est égal au nombre de nombre de CAERLE fois deux. Il faut toujours deux opérateurs de saisie par CAERLE », a précisé Dr. Sory Sidibé.

En 2015, il y avait 2 203 CARLE, aujourd’hui la CENI a décidé d’aller à 3 655 CAERLE pour 7 310 opérateurs de saisie. Pourquoi cette augmentation de CAERLE ? « Les raisons sont simples. Nous savons que le pays ne s’est étendu en superficie, mais il faut tenir compte qu’avant deux, trois ou quatre districts étaient associés à trois CARLE. Nous avons dit il faut élargir parce que nous avons demandé des kits avec les caractéristiques au gouvernement pour que le nombre soit très suffisant afin de parcourir tout le pays en moins de temps. Ce qui nous a même amené à prendre 25 jours pour le temps de révision des listes électorales », a indiqué le Directeur du département Planification et Opérations.

Sur l’identification et la correction des anomalies constatées sur des informations relatives aux électeurs dans la base des données du fichier électoral, dernier sujet à l’ordre du jour, M. Mamoudou Kouyaté, chef service administratif et technique du département Fichier électoral, a déclaré que la révision des listes électorales comprendra trois phases : l’identification des électeurs à l’aide des fiches d’identification, la révision des listes électorales avec les kits d’enrôlement et l’affichage et la correction des listes électorales provisoires.

L’identification des électeurs se fera à l’aide du formulaire individuel. M. Kouyaté a affirmé que cette opération s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’audit du fichier électoral. Elle consiste à identifier l’ensemble des électeurs selon leur statut actuel, corriger les données alphanumériques personnelles des électeurs, établir les statistiques selon les statuts. Il a insisté que la procédure d’identification des électeurs et de correction des données alphanumériques permet d’identifier les électeurs à l’aide du formulaire individuel selon leur statut à savoir :

  • Le statut résident : lorsque l’électeur réside dans le quartier et n’a pas changé de localité ;
  • Le statut mis à jour : lorsque l’électeur réside dans le quartier et qu’il y a des anomalies sur ses données alphanumériques. Dans ce cas, la CAERLE va porter la correction dans l’anomalie sur les champs correspondants du formulaire ;
  • Le statut décédé : lorsqu’un électeur décédé est déclaré par ses parents ou par les autorités locales, dans ce cas une commission statuera sur la déclaration et validera un certificat de décès qui sera joint au formulaire d’identification afin de les remonter en central pour traitement ;
  • Le statut déplacé : lorsque l’électeur ne réside plus dans la localité. Dans ce cas, l’électeur sera pris en compte pendant les opérations de révision des listes électorales dans sa nouvelle localité ;
  • Le statut malade : lorsque l’électeur est dans l’incapacité de se mouvoir, d’être en possession de sa faculté mentale. Dans ce cas, ce statut est coché ;
  • Le statut condamné : lorsque ce cas est signalé par l’autorité judiciaire.

Il y aura également des fiches statistiques qui permettront d’avoir la situation des statuts des électeurs par localité afin de faciliter l’établissement d’un calendrier de passage des kits pendant l’opération de révision. M. Mamoudou Kouyaté a poursuivi que trois types de fiches seront utilisées : la fiche statistique journalière, la fiche statistique de synthèse par commune et la fiche de synthèse par préfecture. « Cette opération d’identification se déroulera pendant une période de 30 jours et se fera de la façon suivante : conception des différents formulaires et fiches statistiques, impression, conditionnement et acheminement des différents formulaires et fiches statistiques par circonscription électorale, élaboration du plan de répartition des kits d’enrôlement, formation des formateurs des CAERLE, mise en place et formation des CAERLE, appropriation des missionnaires du mode opératoire de la mission, déploiement des missionnaires pour la supervision des opérations, lancement des opérations d’identification des électeurs, remontée des fiches statistiques et des formulaires des électeurs décédés, conservation des autres formulaires individuels d’identification par les CAERLE pour les besoins de la révision des listes électorales », a conclu le Chef service administratif et technique du département Fichier électoral, Mamoudou Kouyaté, avant de préciser que le remplissage des formulaires et fiches statistiques est exclusivement réservé aux membres de la CAERLE.

Souana Doré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *