Elections législatives 2019 : Le Comité technique de suivi du processus électoral tient sa première réunion

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Ce 16 septembre, au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Kameroun, commune de Dixinn, le Comité technique d’action et de suivi du processus électoral a tenu sa première réunion. A l’ordre du jour :

  • Point sur la mise en place du Comité
  • État d’avancement des opérations électorales
  • Le recrutement de l’opérateur technique international et l’opérateur technique local

Il faut rappeler que ce comité est composé des représentants des partenaires techniques et financiers, des représentants des institutions, de l’Administration du territoire, de la Défense nationale, des représentants des ambassades des Etats-Unis d’Amérique, de la France, de l’Union européenne, de la CEDEAO, du PNUD, les partis politiques de la mouvance et de l’opposition, la société civile.

Sur la mise en place du Comité, le vice-président de la CENI et président du Comité, Bakary Mansaré, a planté le décor sur le rôle qu’il va jouer dans le processus électoral. « C’est un espace d’échange. Il va permettre de discuter des problèmes qui pourront être remontés du terrain, aussi être informés sur les informations essentielles sur le déroulement des activités. Puisque ce sont ces mêmes acteurs qui vont permettre de faire des recommandations à l’adresse de la CENI, au président de la CENI qui va prendre des directives si nécessaires pour que des mesures correctives soient apportées tant bien sur l’organisation matérielle, technique et sur les procédures mises en œuvres et qui ne vont pas en contre-sens des textes de lois qui existent en la matière. Le comité est un outil d’aide à la prise de décision, un outil qui va permettre de contourner les pré-options d’irrégularités que l’on peut observer au niveau du processus électoral. Il va pousser à renforcer la confiance des acteurs, des électeurs à l’autorité électorale. C’est un outil d’ouverture et de concertation auquel tient la CENI via le président Me Amadou Salif Kébé », a déclaré M. Mansaré.

Sur l’état d’avancement des opérations électorales, le Directeur du département Planification et Opérations, Dr Sory Sidibé et le Directeur adjoint du département Démembrements ont informé les membres du Comité de l’installation et de la formation des démembrements de la CENI. Une opération qui s’est déroulée du 26 août au 9 septembre 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Aujourd’hui, 33 Commissions électorales préfectorales indépendantes (CEPI) installées ; 38 Commissions électorales communales indépendantes (CECI) dont 2 en partie sont installées. Il s’agit des CECI de Dixinn et de Ratoma. Ce sont les représentants de la société civile qui n’ont pas encore prêté serment et qui ne sont pas installés. Aussi les 307 Commissions électorales sous-préfectorales indépendantes (CESPI) installées. Soient 4 916 membres de démembrements installés. 1 914 sur les 4 916 membres ont été formés.

Sur le recrutement de l’opérateur, le vice-président a précisé que ce travail a été fait depuis très longtemps. Même que la plénière de la CENI a déjà statué sur cette question de l’opérateur technique international. « Cet opérateur qui est Innovatrics qui fournit déjà les logiciels d’enrôlement au niveau des kits et les logiciels de gestion au niveau du site central. Les 4 000 kits sont déjà présents en Guinée. Si vous prenez 3 500 kits, vous les divisez par entre 6 millions et 8 millions électeurs, cela vous renvoie à peu près dans les 80 électeurs par kit. Ce qui fait que le délai qu’on va mettre en place autour de cela va être un délai considérablement diminué. Contrairement à ce que nous avons jusqu’ici au moment où on faisait la retraite à Kindia, on avait prévu 2 000 kits à l’époque ». Comment le kit est composé ? « Ce sont des tablettes qui ont un format mobile et qui sont dotées d’un jet de batteries de recharge via les panneaux solaires, via les groupes électrogènes et qui vont faciliter l’accessibilité dans les zones marécageuses, montagneuses ou des zones forestières qui sont difficiles d’accès pour pouvoir atteindre le maximum des électeurs qui ont le droit de vote ».

Est-ce que le cabinet Innovatrics a déjà choisi l’opérateur technique local ? « Innovatrics qui est l’opérateur technique international en matière de biométrie a déjà choisi son opérateur local. C’est cet opérateur local qui va procéder au recrutement de tous les agents techniques et aussi du personnel administratif d’accompagnement de révision des listes électorales, aussi bien les opérateurs de saisie, des maintenaciers des superviseurs et coordinateurs préfectoraux et régionaux sous la coordination de Innovatrics. Ce sont eux qui vont mener l’opération proprement dite de révision des listes électorales au niveau des CAERLE et de remontée des données. Au-delà cela, les experts qui ont déjà fait l’audit du fichier électoral seront là aussi suivre ce travail ». Quel est le nom l’opérateur local choisi par Innovatrics ? « Il nous a été révélé que l’opérateur local qui a été choisi reste ETI BULL », a conclu le vice-président, Bakary Mansaré.

Souana Doré

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