Kindia :  La CENI et tous les acteurs se penchent sur la planification des opérations électorales

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Ce 2 mai, s’est ouvert à Kindia, la capitale des agrumes, l’atelier de capitalisation des élections communales et de planification opérationnelle des élections législatives 2019. Les acteurs qui participent à cet atelier sont : les représentants des coalitions politiques (mouvance présidentielle, opposition républicaine, convergence de l’opposition démocratique, COD, coalition des partis politiques pour la rupture, CPR) ; les représentants de toutes les organisations de la société civile, les représentants des partenaires techniques et financiers (UE, USAID, OSIWA, NDI, CEDEAO, PNUD) ; les représentants des ministères des Finances, de la Sécurité, de l’Information, de la Justice, des Affaires étrangères ; les représentants des institutions républicaines (HAC, Cour Constitutionnelle, Cour des comptes) ; les présidents de CEPI et de CECI.

L’objectif global de ce séminaire est de doter la CENI d’un plan d’action opérationnel, d’un projet de chronogramme des élections législatives ainsi que d’instruments juridiques sur son fonctionnement et son organisation. Il s’agira plus spécifiquement de : capitaliser les acquis des élections locales du 04 février 2018 ; définir le cadre d’assistance technique des départements ministériels concernés et les autres partenaires de la CENI ; actualiser tous les plans d’action sectoriels et les agréger ; présenter et échanger sur le rapport final de l’audit complet du fichier électoral ; élaborer un projet de chronogramme des élections législatives.

Dans son discours de bienvenue, M. Doma Traoré, directeur du cabinet du gouvernorat de Kindia, s’est réjoui de la tenue de la retraite de la CENI dans sa région. Même qu’ils ont enregistré plusieurs ateliers à Kindia, mais celui-ci est venu à un moment où il révèle une grande importance dans la gestion civique et politique dans la perspective de l’organisation des prochaines élections.

Au nom du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Dr Mamadouba Camara, directeur de l’Administration électorale, a indiqué la retraite de la CENI s’inscrit dans un cadre d’échange entre les acteurs qui sont appelés à participer au scrutin avec la CENI, la seule institution chargée de l’organisation des élections. « Il est évident que le contexte politique actuel reste dominé par plusieurs considérations qui affectent nos relations sociales, historiques qui sont nées depuis les temps mémoriaux. Ces considérations qui ne font pas honneur à notre démocratie ont pour origine le choix politique de certains acteurs qui s’emploient à faire de la politique une arme de déstabilisation en empruntant des intentions aux autorités politiques, aux acteurs de la société civile et à certains citoyens ». Il a invité  tous les acteurs politiques à renforcer l’unité et la paix pour que la nation soit forte au service des Guinéennes et des Guinéens. Même que la présente rencontre traduit la volonté de la CENI de renforcer l’espace électoral par l’appropriation des acteurs et encore des acteurs dans le souci de transparence et de l’équité des scrutins. « Le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, président du Comité de suivi de l’Accord politique du 12 octobre 2016 considère que parmi les conditions de réussite du processus électoral, la participation des acteurs outillés juridiquement est un gage certain de transparence et d’acceptation du processus électoral. Je vous interpelle à regarder dans la même direction, à agir avec sérénité selon la loi en vue de faire notre processus électoral un exemple dans la sous-région », a conclu Dr Camara.

Dans son discours d’ouverture, le Président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, a remercié les autorités de Kindia, de tous les échelons, aux cadres et populations locales pour leur si généreuse hospitalité. « La retraite de Kindia se tient après la recomposition de notre institution, elle-même consécutive à la réforme de la loi sur la CENI. Aussitôt après la prestation de serment de ses membres  en janvier dernier, la CENI a lancé une série de rencontres avec l’ensemble des parties prenantes : leaders politiques, acteurs de la société civile, partenaires techniques et financiers, ainsi que certains représentants des pouvoirs publics. Nous avions soumis aux échanges, une masse critique de thématiques sur : les recommandations de l’audit du fichier électoral ; le projet d’utilisation future des technologies dans les élections ; la qualification des ressources humaines appelées dans les structures décentralisées de la CENI et la problématique du financement public des partis politiques », a rappelé Me Kébé. Il a précisé que cet exercice a permis d’atteindre plusieurs objectifs dont entre autres: la relance du débat sur le calendrier électoral national ; les échanges sur des thématiques majeures du processus électoral ; et la recherche d’un consensus autour des prochains scrutins. Même qu’une place de choix devra être également réservée aux questions de formations dans les démembrements, les problématiques juridiques, logistiques et de sécurité, celles touchant aussi la formation, la sensibilisation et la communication. « Au cours de nos travaux, ne perdons jamais de vue qu’une élection nationale de l’envergure  des législatives est d’abord un événement hautement politique qui requière un esprit de consensus et un grand sens des responsabilités. Les lendemains difficiles réservés aux dernières consultations électorales dans notre pays, me conforte dans ma position qu’une élection embrasse plusieurs choses à la fois : elle est technique de par l’agencement des opérations ; politique parce que mettant aux prises des leaders politiques ou sociaux aux visions différentes ;  et des électeurs qui ont certes des choix à opérer sur des idées et des projets à un moment précis ;  mais qui partagent l’appartenance à une même communauté nationale, donc ayant un destin commun. Conduire donc un processus électoral, c’est appréhender, intégrer et agir en fonction de tout cela. Car c’est de tout cela que dépend l’issue d’un scrutin. En résumer, une élection se joue autour des idées et des projets, une élection est un rendez-vous démocratique. Mais une élection, je le crois profondément, ne doit pas remettre en cause notre humanité », a renchéri Me Amadou Salif Kébé. Enfin, il a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers de bien vouloir continuer d’accompagner la CENI dans ces activités avant de leur remercier pour leur appuis combien importants et qui ont permis à son institution de relever bien des défis techniques et financiers auxquels elle a été confrontée.

Souana Doré

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