Kindia : C’est parti pour la retraite des commissaires de la CENI

actualites

 

L’organisation d’élections libres, transparentes, crédibles et inclusives requiert un effort de l’ensemble des acteurs du processus électoral dans l’accompagnement et l’assistance technique de la CENI, conformément aux textes de loi en vigueur. C’est dans cette optique que la CENI en sa séance plénière du 25 janvier 2019 a décidé de l’organisation de la présente retraite. Celle-ci permettra à l’institution de se doter entre autres d’un plan opérationnel agrégé, d’un règlement intérieur, d’un projet de chronogramme des élections législatives avec l’ensemble des acteurs du processus électoral. En outre, la retraite permettra à l’ensemble des commissaires de la CENI d’harmoniser leur compréhension avec tous les acteurs du processus et avoir une bonne visibilité sur l’exécution de toutes les opérations électorales jusqu’à la date du scrutin.

Cette retraite se déroule en trois ateliers techniques : le premier est consacré au fonctionnement et l’organisation de la CENI, le deuxième sur la capitalisation des élections communales du 4 février 2018 et planification opérationnelle des élections législatives 2019, le troisième sur les informations et les échanges.

Ce 30 avril, le premier atelier sur le fonctionnement et l’organisation de la CENI a débuté et prendra fin demain 1er mai. Les participants sont uniquement les commissaires. Ils vont se pencher durant ces deux jours sur le projet de règlement intérieur de la CENI et le guide du commissaire, les textes de lois régissant la CENI et les élections, le cadre d’assistance technique des départements ministériels concernés et autres partenaires de la CENI, les termes de référence de l’institution et formation des membres des démembrements.

Les documents comme la Constitution ; le Code électoral ; la Loi L/2018/044/AN du 05 juillet 2018 ; les TDR de l’atelier ; l’avant-projet de règlement intérieur ; le projet du guide des commissaires ; les TDR de mise en place des démembrements ; les anciens règlements intérieurs (2010 et 2012), autres textes sous-régionaux et internationaux leur servent de document de travail.

Le Président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, rappelle les différentes activités programmées au cours de cette retraite. « La finalité de cette retraite est d’abord de faire l’état des lieux de l’institution et ses règles de fonctionnement. Ensuite faire la situation des élections locales qui se sont déroulées en 2018. Nous allons entrevoir la possibilité de programmer les élections législatives à venir que nous espérons pour cette année 2019. En résumé, nous sommes venus pour avoir un peu plus de sérénité, essayer de voir avec la nouvelle CENI quelles sont les règles de jeu en ce qui concerne le fonctionnement de l’institution ? Quelles sont les stratégies à mettre en place pendant toute la durée de notre mandat ? Quels sont les grands défis qui nous attendent.  Vous savez qu’il y a les législatives, mais aussi en perspectives en 2020, il y a la présidentielle. Après la présidentielle, il y a aussi vers la fin de notre mandat une autre élection qu’on doit organiser qui sont les communales. Nous avons organisé les élections communales, mais nous n’avons pas fait la situation pour savoir qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Nous n’en savons rien, nous allons essayer de le faire pendant cette retraite. A la fin, nous allons nous pencher sur l’organisation des activités concourant dans les élections législatives. Nous allons normalement rentrer à Conakry avec un projet de chronogramme qui nous déterminer en combien de temps, nous allons pouvoir organisé les élections législatives ». Sur l’atelier consacré uniquement aux commissaires, Me Kébé précise : « Il y a des experts qui vont venir pour qu’on échange sur les mutations de la loi, la CENI a été drastiquement diminué, de 25 membres, on est venu à 17 membres. Le budget a été partagé en deux. Parce qu’une partie de l’arsenal électoral qui doit être fourni que par le gouvernement. Donc, tout cela doit faire l’objet d’appropriation. Nous sommes en train de voir dans quelle mesure tout cela en chantier. Nous allons travailler avec des experts en matière électorale de notre pays et d’ailleurs pour savoir tout cela. Ce sont les deux premiers jours de la retraite. Avec l’ensemble des acteurs de notre pays, nous les autres aspects de la programmation des élections ».

Souana Doré

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *